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 Chienne de vie

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ð Jerry Neil ð
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MessageSujet: Chienne de vie   Sam 2 Mar - 13:58

Alex et ses principes à la con, chapitre… autantième. Il allait pas les compter non plus, hein ? C’était un aventurier lui, pas un comptable ! Ni un petit pleurnichard qui allait appeler le pion parce que le ballon était tombé dans le puits d’aération : il avait toujours réglé ce genre de problème lui-même plutôt que d’attendre l’arrivée inespérée d’un adulte responsable. Ça allait pas changer maintenant, alors qu’il était adulte et… peut-être pas exactement responsable, mais plus ou moins vacciné. En tout cas il s’était assez bien démerdé pour rester en vie, et pourtant c’était pas comme s’il avait fuit la mort à toutes jambes. Certains disaient qu’il avait une chance de cocu (un peu normal quand ce qui se rapprochait le plus d’une copine dansait dans une boite du Bronx), mais trêve de modestie : il était juste doué.

Il était tellement doué, de fait, qu’il pouvait claironner haut et fort sans mentir qu’il était l’un des seuls explorateurs à n’avoir jamais eu besoin de connerie de nounou d’Arkangel à deux balles pour mettre le nez dehors. Il y tenait ferme à son titre, mine de rien, c’était sa fierté, son orgueil, sa virginité de cavalier solitaire. Il avait bien parfois fait route commune avec un confrère ou un « indépendant », mais ça comptait pas vraiment et puis c’était juste pour le fun de servir de guide en terrain miné. Pas pour se carapater derrière un bulldog dopé aux epysomes. Pour ce qui le concernait moins il les voyait, mieux il se portait ! c’était ce qu’il avait dit à Alex, mais Alex c’était Alex, puis elle avait raison sur un point : abattre un waya pour sa viande ou sa fourrure, ça pouvait se faire seul, mais en capturer un vivant c’était une autre paire de manche. Besoin de complice, comme qui dirait, sauf que Mademoiselle ne voulait aucun Yankee dans l’affaire. Tout devait être fait dans les règles, vu qu’ils travaillaient au bien de la communauté et que ça se faisait pas n’importe comment.

Il voulait bien tâter le terrain, si ça pouvait lui faire plaisir, mais c’était pas elle qui allait se coltiner la flicaille alors au final, si ça sentait pas bon, c’était lui qui aurait le dernier mot. Voilà à peu de chose près ce qui était ressorti de leur dernière discussion, la veille au soir, à laquelle il ne pensait presque plus quand un confrère sur le chemin du retour lui indiqua que c’était l’équipe Alpha qui était de garde à Manhattan-2. Gros soupir, l’équipe Alpha c’était celle de la gonzesse aux yeux vides. Bon jour, mauvais jour, toujours la même gueule, et pas forcément la plus sympa. Pas humaine, et pour preuve : elle avait ri une fois à ses techniques de drague comme si c’était une blague. Pourtant c’était du lourdingue, même lui était capable de l’admettre. Le petit bout de femme était un vrai chien de garde, toujours fidèle au poste, des potes lui avaient dit qu’elle avait peur de rien ni de personne. En fait à la réflexion, c’était pile poil ce dont il avait besoin.

« Salut les molosses ! s’annonça-t-il d’un grand signe bonhomme. Alors, pas de piaf en vue aujourd’hui ? J’espère que vous l’huilez bien Big Mamma, va bientôt rouiller à rien faire. (Il avait beau être toujours aussi seul à rire de ses blagues foireuses, la tête des Arkangels était toujours à pisser quand il la sortait, celle-là.) Enfin c’est pas tout ça, vous avez vot’ boulot, j’ai le mien, je vous proposerais bin de prendre un verre mais on a autre chose à faire hein ? J’étais juste venu vous emprunter la demoiselle quelques minutes, j’ai à causer avec elle. Rien de bien vilain, hein, je vous la rends dans le même état. Allez viens, viens là je vais pas te manger. Sauf si tu le veux, hé. »

Subtilité n’avait jamais fait partie de son vocabulaire, et il devait admettre que même quand elle tirait la gueule ses formes n’étaient pas vilaines.

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ð Ciara Fridén ð
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MessageSujet: Re: Chienne de vie   Dim 3 Mar - 22:10

Une journée qui s'annonçait normale, dans une semaine normale, travail, travail, rendez-vous chez le doc et le psy et encore le travail. Une routine pourrait ennuyer certains à faire la même chose. Qui plus ait, son médecin avait encore changé sa médicamentation, enfin il n'avait pas changé la médicamentation en tant que tel juste le dosage.

Bon, comme mentionner un peu plus haut la journée s'annonçait tout à fait normale pour la jeune rouquine. Levé tôt très tôt, elle avait d'ailleurs été obligée aussi de réveiller Bradan, il s'était couché tard la veille, mais là il n'avait pas le choix, il avait un spectacle à faire aux enfants à l'hôpital le matin même. Elle l'avait presque poussée en bas du lit, elle était déjà passée à deux doigts de le faire un coup, mais il lui avait formellement dit de ne pas faire ça, que ça faisait mal. Et on lui avait dit que faire mal c'était mal, sauf si c'était un criminel, celle-là c'était Sloan qui lui avait dit.

Le frangin réveillé, le petit-déjeuner pris et son uniforme mis, elle était maintenant prête pour aller au travail aujourd'hui. Croisant quelques personnes sur son chemin qui la regardait de travers elle savait que c'était à cause de sa différence, mais elle ne savait pas pourquoi les gens réagissaient ainsi. L'espèce humaine pouvait être surprenante, vivre dans une société dite civilisée, donc qui devrait être ouverte d'esprit, mais dont la population n'aimait pas voir la différence des autres. Elle était juste curieuse de savoir le pourquoi de ce comportement, mais en réalité elle n'y faisait pas réellement attention, chose qui n'est pas difficile dans son cas. Cependant, elle garda bien la question en tête et la posa à ses coéquipiers. Malheureusement pour elle aucun des deux hommes ne réussit à sortir une réponse claire et précise à sa question. Au moins ils avaient essayé c'était déjà ça.

La matinée avançait tranquillement, aucune alerte, aucun voleur à attraper, si elle aurait put elle se serait ennuyée à mourir. Puis il y eut cette voix… tiens quelqu’un les traitaient de molosses? Ah non, c’était ces coéquipiers les molosses. Elle c’était Big Mamma… C’est qui Big Mamma? Et puis pourquoi est-ce qu’il riait ainsi? Il avait dit une blague? Voilà des questions qu’elle se posait à cet instant précis. A en voir la gueule de ses amis, si elle pouvait les appeler ainsi, la blague était à enlever de l’option. Elle regarda l’inconnue, pas si inconnu que ça, si sa mémoire ne lui jouait pas des tours elle l’avait déjà croisée. Elle avait fait semblant de rire à une de ses blagues… m’enfin en y réfléchissant elle n’était plus certaine qu’il avait dit une plaisanterie, mais bon c’était du passé. Elle écouta attentivement ce qu’il avait à dire. Il voulait l’emprunter? Elle avait plus souvent entendu le mot « emprunter » lorsqu’on parlait d’un objet et aux dernières nouvelles elle n’en était pas un. De plus pourquoi est-ce qu’il voulait « l’emprunter »? Elle n’était pas la seule à ce poser la question lorsqu’elle essaya de déchiffrer la figure d’un de ses collègues. Il voulait parler avec elle? Mais pourquoi? En fait c’était surtout de quoi est-ce qu’il voulait lui parler qu’elle se demandait? C’était rare que quelqu’un voulait la voir. Malgré son apparence douce presque frêle, son aptitude venait tout gâcher, les personnes ayant peur d'être tombé sur une psychopathe, chose qu'elle aurait pu devenir, mais ceci est un autre sujet. Les deux dernières phrases qui franchirent les lèvres de l'homme dont elle ne connaissait pas le nom lui parurent étranges. La manger si elle voulait? Cela devait être une façon de parler qu'elle se disait. Malgré ce petit détail, elle ne voyait rien dans la colonne des contres pour ce qui était de parler avec lui, si elle pouvait lui rendre service après tout. C'était donc sous les regards désapprobateurs, bien que pas contre sinon ils auraient protesté, de ses compagnons qu'elle le suivi. Elle attendit donc d'être suffisamment loin des deux malabars pour lui demander :

« Pourquoi est-ce que vous vouliez me parler seul à seul? »

Le tout en le regardant dans les yeux. Et oui elle avait cette fâcheuse manie de regarder les personnes dans les yeux, chose qu’elle n’arrivait pas à faire lors d’une crise émotionnelle, mais qu’elle faisait souvent en temps normal lorsqu’elle n’y faisait pas attention. On l’avait pourtant bien dit que les gens normaux n’aimaient pas nécessairement ça.
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MessageSujet: Re: Chienne de vie   Jeu 7 Mar - 2:26

Nop, vraiment pas froid aux yeux la gamine. Même assez flippants les yeux, comme les deux canons d’un requiem braqués sur les siens, pas méchants en soi mais prêts à tuer quand même. Se pouvait bien qu’un autre aurait dégluti, mais la frousse Jerry Neil connaissait pas. Hé ! il se baladait tous les jours sous le nez des icares, alors c’était pas un petit bout de femme de cinquante kilo tout mouillé qui allait l’impressionner. Elle était toute mignonne avec sa petite question, mais il allait être obligé de la décevoir – ah ! monde cruel.

« Pas pour te faire les yeux doux, si ça peut te rassurer, plaisanta-t-il à moitié : Pas que t’es moche (la mochitude c’est relatif, puis suis sûr que tu pourrais même être à croquer si tu tirais pas la tronche tout le temps), mais tu vois l’uniforme c’est pas trop mon délire. (Sauf les infirmières et les barmaids à la rigueur, mais franchement qui pouvait leur résister ?) Hé, trêve de plaisanterie : je viens parler affaire aujourd’hui. »

La gratifiant de son plus beau sourire (aux dents pas très blanches), il la prit par les épaules pour l’éloigner encore un peu plus, l’air complice, surveillant discrètement qu’il n’y avait personne pour les entendre et encore moins les écouter. C’était pas une affaire ultrasecrète, d’accord, mais c’était pas une raison pour l’ébruiter : s’agissait pas de se faire piquer l’idée, et donc l’exclusivité. En fait d’ailleurs le profil de la demoiselle ne le desservirait pas de ce point de vue : tous les collègues qui l’observaient de loin devaient se dire qu’il était encore en train de cultiver son art de se prendre des râteaux. Il avait rien d’un misogyne pourtant, il y avait même des femmes d’affaire qu’il respectait beaucoup dans le Bronx ! et pas seulement quand la marchandise c’était des corps.

« Ouais, je sais bien que j’en ai pas l’air comme ça, commença-t-il, sur le ton de la confidence, mais il se trouve que je suis un homme d’affaire. Des gens veulent des trucs en haut, je risque ma peau pour leur descendre ça et à boule les bullets, tu sais comment ça marche hein ? J’aime bien travailler seul mais c’est pas toujours possible, tu te doutes, du coup je prends un associé, à la fin on se partage les bénéfices et tout le monde sort gagnant. Je roule personne, ça je te le garantis, pas mon style, puis c’est pas bon pour les affaires. J’ai une réputation à tenir, tu vois ! »

Il s’arrêta pour désigner le plafond d’un grand geste théâtral, comme s’il s’agissait du ciel lui-même, et poursuivit son opération séduction par une question pour le moins déroutante :

« Dis-moi, t’es déjà montée souvent ? Je veux tes impressions, anecdotes, aventures, tout ce que tu veux. J’ai déjà entendu parler de toi mais je veux te l’entendre dire. Hé, considère ça comme une sorte d’entretien d’embauche. »

Elle n’avait même pas encore dit si elle était intéressée ou pas, mais pour le coup il s’en fichait : si elle avait le profil il aurait tout son temps pour la convaincre de l’intérêt des Arkangels à soutenir son entreprise.

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MessageSujet: Re: Chienne de vie   Sam 16 Mar - 21:29

HJDR:(Désolé pour le temps de réponse.)

Il avait un de ses sourires, non mais sérieux, ses dents jaunes lui allaient à « ravir ». Petit détail qui, pendant un court instant, lui était sauté au visage sans pour autant y rester. Il voulait lui parler d'affaire? Pourquoi faire exactement? Sous son masque constant d'indifférence, les questions allaient de bons trains dans sa tête. Il l'avait même pris par les épaules pour l'amener plus loin, il voulait vraiment parler avec elle dans un endroit isolé? Par pur réflexe que par autre chose, elle observait discrètement ce qui était autour d'eux on ne sait jamais... Déjà qu'une personne qui ne la connait pas ou alors peu veuille lui parler c'était une chose. Mais parler d'affaire avec elle c'était la première fois, tout du moins d'après ce qu'elle se rappelait, enfin la première fois que c'était juste avec elle qu'on voulait faire.

Elle se laissait guider, sans rien dire, en même temps, elle n'avait, pour le moment, aucune raison de ne pas le faire. Elle n'avait pas vue de signe montrant qu'il pouvait être une menace pour elle, si cela advenait être le cas, elle savait ce qu'elle avait à faire dans ce genre de moment. Il marquait cependant un point, il n'avait pas l'air d'un homme d'affaire. En même temps il faut l'avouer elle n'en connaissait pas tant que ça. Elle continuait de l'écouter, toujours avec ce même regard froid, terne, qui en ferait frémir plus d'un. Ah c'était ce genre d'homme d'affaire. Il était de ceux qui étaient capables mettre les mains à la pâte, au lieu de rester dans une petite tranquille pour ce faire des bullets. Comme, c'était un de ceux qui allaient à la surface pour ramener des objets, elle se demandait parfois comment ils faisaient pour revendre certains objets. Il y en avait qui était dans un tel état qu'on avait peine à s'imaginer ce à quoi il avait bien pu servir pour les gens de l'ancien temps. Si normalement il travaillait seul pourquoi est-ce que maintenant il avait besoin d'une aide extérieure? Cela devait être dangereux, sinon si ça l'aurait été du genre « c'est trop lourd pour être transporté seul » aurait été chercher quelqu'un d'autre. Malheureusement, il ne lui laissa pas le temps de poser sa question, pour savoir ce qu'allait être le but de cette expédition. J'aurais bien écrit qu'elle avait détesté cela, mais ceci est comme qui dirait non existant dans son « programme ». Elle ne se demanda pas trop pourquoi est-ce qu'il voulait avoir des avis sur ces expéditions à l'extérieur, même si elle y était allée que quelquefois, mais c'était bien normal si ses soupçons le concernant était juste.


« Oui, j'y suis déjà allé, pas aussi souvent que d'autres collègues, mais quand même quelquefois. »

D'un bord c'était tout de même assez normal d'avoir moins d'expérience sur ce terrain après juste 6 ans de travail et puis qui d'autre, à part lui, voulait être accompagné par quelqu'un qui a autant d'émotion qu'un grille-pain? Je ne crois pas avoir besoin de vous répondre. Cependant, juste avant de parler, il avait dit quelque chose qui avait titillé son oreille, on avait parlé d'elle? Avoir été normal, elle aurait demandé si c'était en bien ou bien en mal. Mais quels genres d'anecdotes est-ce qu'il voulait savoir. Aussi bien y aller avec celles où on l'avait qualifié de courageuse et dont certaines étaient suicidaires, car c'était « suicidaire ».

« Bah il y avait la fois où on est tombé sur un culter, il y avait un autre arkangel, l'explorateur n'avait pas confiance en mes capacités je crois. Il était dans notre dos, on l'a entendu arrivé car il a mis la patte sur une branche qui a brisé sous son poids. En le voyant j'ai poussé l'explorateur, dont je ne me souviens plus du nom, et l'animal m'a sauté dessus. Heureusement j'avais déjà sorti mon arme. Mon coéquipier et moi on lui a tiré dessus. Il m'a presque arracher le cou, j'en ai les marques d'ailleurs à la base du cou, mais il est mort avant. Il y a aussi la fois, j'me souviens plus de ce qu'il cherchais, mais il avait pris une pause et avait décidé de s'amuser avec des Wayas. M'enfin eux ne semblaient pas vraiment aimer ça se faire lancer des roches à en voir leurs réactions. À mon souvenir c'était la première fois que je voyais quelqu'un courir aussi vite. Il avait fallu que je l'aide à les semer et que j'en abatte un ou deux pour qui on était presqu'à porter de crocs. »

Elle se disait que deux anecdotes étaient déjà assez. Au moins cela montrait qu'elle n'était pas une petite jeune qui vient tout juste d'être relâché après son entrainement.

« Sinon pour mes impressions, je ne sais pas trop trop quoi dire mise à part qu'à chaque fois que j'y suis allé ça ne me faisait ni chaud ni froid. »

Elle espérait que ça répondait à ses espérances.

« Ça serait quoi exactement le travail? »
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MessageSujet: Re: Chienne de vie   Ven 3 Mai - 12:42

Ouais, ouais, ouais, pas trop mal pour une gamine, c’était qu’elle avait du cran. Ou du sang-froid. Ou les deux. Ça rejoignait ce qu’on lui avait dit, même si ça manquait d’un petit icare pour compléter le tableau – nul ne pouvait affirmer avoir affronté la surface sans faillir s’il n’avait pas regardé le roi des cieux dans le blanc des yeux, foi de Jerry Neil ! et pour ce point-là au moins il était digne de foi. Échapper de peu aux dents d’un culter ou faire une course-poursuite avec des wayas ça tenait du minimum syndical, à peine suffisant pour être recevable, mais il se trouvait que le ton lui plaisait bien, lui. Pas de frisson, pas de trace d’excitation, blasé quoi, routine, pas la peine d’en faire un plat. Il avait toujours eu un faible pour les passionnés en amitié, mais en affaire (et surtout en affaire d’en haut) le détachement pouvait pas faire de mal. Sa bouche de travers dans une moue de réflexion intense, il pesait le pour et le contre et cherchait intensivement un « contre » qui ne soit pas une pure question de principe (parce que bon quand il allait devoir expliquer ça à Alex s’agissait pas de se contenter de jugements bidons sur les femmes, les flics et les jeunes, elle allait pas apprécier). Pas de bol, il n’en trouva pas.

« Une minute, faut que je sache si tu feras l’affaire ou pas… ’fin, p’têt ben que oui, p’têt ben que non, je veux bien t’en toucher deux mots mais si tu te débines tu le gardes pour toi, d’accord ? Hé, c’est que c’est important en affaire la discrétion, sinon on te pique ta bonne idée et t’as l’air tout bête. Mais t’es une fille bien toi, t’iras pas le répéter ? »

Il attendit confirmation, les yeux dans les yeux, avec un air sévère qui frisait le ridicule sur son visage de déglingué, puis lui fit signe d’aller encore un peu plus loin, dans un recoin d’où il pouvait balader son regard paranoïaque sans trop qu’on les voie.

« D’accord, admit-il, d’accord d’accord j’ai compris : te faire courir après par les wayas tu sais faire, les plomber jusqu’à ce qu’ils crèvent aussi, mais tu vois moi ce que je vais te demander c’est l’inverse. Partir à la chasse, comme qui dirait, mais si je voulais juste les peaux je pourrais bien me passer de compagnie, je suis plutôt solitaire dans mon genre. Enfin bref, ce que je veux dire c’est qui m’en faut au moins un vivant, et ça c’est drôlement plus galère même à deux. T’y gagneras aussi, je te dis je roule personne, mais je dois savoir d’abord : tu marches ou tu marches pas ? »

Telle était la question, ou du moins la sienne.

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MessageSujet: Re: Chienne de vie   Dim 19 Mai - 9:08

Qu'est-ce que cette moue pouvait bien signifier? Il pensait à quoi? Pourquoi il n'y avait pas encore un epysome qui permet de lire dans les pensées des autres. Cela lui rendrait la vie tellement plus simple pour pouvoir comprendre les autres humains. Pourquoi elle ne ferait pas l'affaire? Non pas qu'elle était une femme avec un égo disproportionner dont la tête ne passe pas par le cadre de porte. C'était surtout à se demander ce pourquoi il voulait l'engager. Qu'est-ce qui pouvait bien demander qu'elle soit déjà montée à la surface? Bon ok, c'était certes quelque chose qui comportait des risques sinon il n'aurait pas voulut un arkangel, bien qu'il aurait aussi pu demander de l'aide à des personnes plus ou moins honorables. Mais pourquoi elle plus exactement, quel que soit ce qu'il allait lui proposer, elle était certaine qu'un autre arkangel pouvait très bien faire l'affaire. Surtout qu'elle était loin d'être le genre de personne avec qui on est tenté de vouloir approcher et ce pour n'importe quoi. Puis il lui demande si elle n'ira pas le répéter? Elle ne savait même pas ce qu'il voulait d'elle et il voulait déjà savoir ça, alors aussi bien être franche.

« Non. »

M'enfin pas trop, ce gardant bien de dire que si elle apprenait qu'il voulait la mêler à quelque chose de plus ou moins légal, elle irait en parler. Bien que si c'était le cas, il ne serait pas assez idiot pour demander de l'aide à l'agent des forces de l'ordre qu'elle était, sinon il lui fallait absolument un trône pour ce « roi ». Elle le suivi de nouveau lorsqu'il décida de changer d'endroit pour un endroit encore plus calme, ce qui était encore plus louche à ses yeux. Heureusement cela n'avait pas été peine perdue d'avoir à attendre pour avoir une réponse à sa question, tout du moins une semi-réponse et ce sans même avoir eu besoin de la poser de vive voix. Si elle récapitulait bien tout ce qu'il venait de lui dire, il voulait son aide pour capturer un waya vivant. Cela pouvait se faire, même si à sa connaissance personne ne l'avait fait. Après tout, on lui avait appris différents trucs de survit pour la surface, dont faire des pièges, ce qui est pratique lorsqu'on est perdu et sans nourriture.

« Ça dépend... C'est pour faire quoi exactement avec et j'y gagne quoi? »

Elle était peut-être « robotique » et très bizarroïde la fille, mais elle n'était pas idiote. Il ne faut jamais accepter quelque chose sans en savoir le plus que possible, afin de pouvoir peser le pour et le contre... c'était une des choses qu'on lui avait toujours apprise.
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